Non, la LPO Drôme n’est pas constamment opposée à l’éolien

Non, la LPO Drôme n’est pas constamment opposée à l’éolien

La position de la LPO Drôme est claire : elle est favorable à la transition énergétique, sous réserve qu’elle soit raisonnée au regard des enjeux de conservation de la biodiversité.

Au départ, fin des années 90 et début des années 2000, la LPO Drôme était sollicitée pour réaliser des inventaires naturalistes et pour participer aux études d’impacts de certains parcs éoliens du département. Son rôle était uniquement d’apporter des connaissances naturalistes.

Entre 2007 et 2012, l’association a suivi un premier parc éolien, celui de Beauregard-Barret dans le Nord de la Drôme. Elle a réalisé un suivi environnemental durant la phase d’exploitation du parc. Suivi de la mortalité, des comportements durant la migration et des espèces nicheuses, et de l’adaptation des espèces, notamment par rapport au dérangement. La LPO Drôme a tenu alors un rôle d’accompagnement et de conseil à la réduction des impacts résiduels (non identifiés avant construction).

Depuis 2016, la LPO Drôme a beaucoup échangé et négocié avec la CEPR (Compagnie Eolienne du Pays de Romans), société essentiellement composée de l’agglomération de Romans et de la Compagnie du Vent. L’agglomération était soucieuse de travailler avec une association locale de protection de la nature afin de mener un projet éolien à haute qualité environnementale. En janvier 2018, la CEPR et la LPO Drôme ont signé une convention de partenariat définissant la LPO comme assistante à la maitrise d’ouvrage pour ainsi mettre en œuvre les mesures environnementales liées aux parcs éoliens.

L’association est responsable des suivis à la fois de la phase de chantier et de la phase d’exploitation (sur 5 ans minimum) pour les parcs de Montrigaud (depuis 2016) et Thivolet (depuis 2017). La LPO Drôme accompagne alors la CEPR pour définir ces suivis environnementaux et aller plus loin que ceux préconisés par le ministère, afin de réduire considérablement les impacts des parcs éoliens. Ce partenariat, tout nouveau pour l’association, se veut alors être exemplaire. Il permet de réaliser des suivis à la fois intenses et réguliers sur les impacts sur la biodiversité et ses habitats. L’implication de la LPO Drôme  durant la construction des différents parcs éoliens a permis de limiter la destruction d’habitats et d’espèces, notamment d’amphibiens grâce au déplacement des individus au sein de milieux de substitution fonctionnels qui sont aujourd’hui suivis.

En somme, bien que ces projets restent traumatisant pour l’environnement, la LPO Drôme s’implique et agit fortement pour que les mesures d’évitements, de réductions et de compensations soient réfléchies et appliquées de manière sérieuse et efficace.